
Hier j'avais 8 ans.
22 mai 2008, jour de sortie d'Indiana Jones 4. Pour l'occasion on prend nos places au Loews, gigantesque cinéma sur Broadway. Le film peut ètre nul je m'en fous. J'ai grandis avec Indiana, j'ai toujours adoré la musique et son chapeau Fedora qu'il ne perdait jamais. J'ai fait fondre 2 magnetoscopes a force de faire tourner la Vhs des 3 épisodes toutes les nuits pendant 3 étés.
On prend nos places, on mange une part de pizza, on prend du pop-corn salé au beurre fondu et on s'installe. La salle est grande, les gens s'assoient. Il est 23h30, et je suis a la dernière séance du jour de sa sortie.
Puis s'ensuivent 2h03 d'Indiana Jones.
J'était enfoncé dans un fauteuil, devant mon idole que je voyais pour la première fois de ma vie sur grand écran. J'avais 8 ans pendant 123 minutes. Je sursautais a n'importe quel coup de fouet et souriait a chaque fois qu'Harrison Ford sortait une vanne d'un air blasé. 60 et quelques années tout d'même.
Mais forcément ce n'était pas les anciens épisodes. La fin du 4 part vraiment n'importe où, surtout l'épilogue (à vrai dire même le début. Pensez au Frigo). A voir au cinéma pour la beauté des images et pour le mythe indiana jones, mais sinon préférez la dernière croisade.
Jonas n'y a rien compris. Mais c'était marrant alors sur le chemin du retour j'lui ai résumé l'intégralité des aventures du professeur Jones. Une fois rentré au studio j'l'ai téléchargé en 23 minutes, histoire de le regarder en Français et en saisir toute les subtilités.
Après 19 ans d'attentes mondiales, le film ne pouvait pas plaire. C'était impossible. Mais j'avais une relation plus spéciale avec cet épisode.
Avant de m'envoler vers New York, c'était le film que j'esperai voir sur Broadway. Si j'y arrivais, c'est que j'avais réussi a réaliser mon rêve New Yorkais.
Et c'est peut ètre pour ça que je souriais constament dans la salle. J'avais réalisé mon rève, et Indiana jones 4 n'était là que pour me le rappeller.
Aujourd'hui je ne travaille pas. Kim m'a laissé me reposer. Lundi prochain sera férié. J'ai fait la grasse matinée, suis descendu a mon café et savoure un iced coffee en regardant les gens a travers la baie vitrée, dans la rue inondée de soleil.
Les couleurs sont saturées, magnifiques, les gens sourient, les gosses mangent des glaces à l'eau, les taxis jaunes claxonnent sans raison pendant que le métro n°7 fait un vacarme assourdissant en passant sur la passerelle.
J'm'amuse a penser aux differents évènements qui m'ont conduit a pouvoir m'installer a cette table, et avoir la chance d'observer un spectacle pareil.
Juste une rue New Yorkaise sous le soleil.
Vous savez, ces moments où vous vous rendez compte que vous n'avez aucun soucis. Vous avez beau tergiverser, vous êtes heureux. La vie est belle ici, vous n'pensez pas au retour, vous vivez la seconde.
C'est juste en buvant un café glacé que je viens de m'en rendre compte.
C'est ici que je suis heureux.
A New York.
C'est ici que je suis heureux.
A New York.
2 commentaires:
Salut, on se connait pas (enfin on était dans le même collège et je t'ai retrouvé par hasard sur facebook, mais on se connait pas quand même), cela dit je voulais te dire que je suis ton blog avec attention et que c'est vraiment chouette de lire tes aventures New-Yorkaises !
Sur ce, bonne continuation :)
J'espere que la Grosse Pomme n'arrive pas a te faire oublier tes vieux amis parce que nous, Toulon ne nous fait pas oublier, loin de la...
Et pi quand j'regarde ma Telecaster...
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