lundi 12 mai 2008

"Lady" by Lenny Kravitz


Nouveau stage, nouvelles rencontres.

Réveillé vers 8h du matin, je descend prendre mon Small Coffee et part vers Manhattan. Il fait froid, le crachin frappe le visage mais j'men fout. J'suis parti a New York pour y faire un stage, maintenant que j'y suis j'en fait deux.

La boite en question se trouve en bas de la seconde avenue, a 2 rues de Broadway et fréquentée par les mêmes autochtones qu'à Williamsburg. J'entrouve timidement la porte et Kim me présente à mes nouveaux collegues: les 2 buisness woman Johnnie et Trisha, les 2 designers/graphistes Smith et Carl (grand black aux dreadlocks, le casque philips vissé aux oreilles et fan de Star Wars) et la boss Alona (artiste peintre, en course pour ètre la plus belle femme sur Terre).

On m'envoie chercher des toiles et du materiel de peinture, Alona me paye le taxi, on discute sur l'éventuelle disposition des tableaux lors de la prochaine Show-room du 15 juin, je me noie dans des catalogues Pentone avec le Mac G5 branché sur Illustrator, dévore une pizza à 15h de l'apres-midi, étudie le meilleur support plastique qui pourra accueillir le sample de Wallpaper que j'aurai vectorisé dans la semaine et termine la journée par une discussion cinématographique avec Kim sur Pédro Almodovar et Indiana Jones 4. Selon elle ce dernier sera aussi nul que les épisodes 1, 2 et 3 de Star Wars.

Et, bonne nouvelle, elle m'invite ce week-end a venir faire une "party on the roof", grande fiesta sur le toit de son loft à Brooklyn. Premières invitations, on se fond dans le moule petit à petit.

J'pourrai aussi vous dire que la boite se situe juste en face d'un café digne du central perk (vous savez, le café de Friends), que la serveuse étudie le français et me reconnait grâce a mon portefeuille (qui intrigue tout le monde: "Ow, it's awesome, did you make it? -No no no it's a gift. Because I look like the guy who smokes 2 cigarettes on the front of the wallet. It's a sad memory but I like it nevertheless.. A hot coffee please.") et que je me sens dans mon élément, dans ma ville.

Je dors mal. La faute à diverses pensées qui s'amènent avec la musique que j'écoute en m'endormant. Pensées que n'importe qui ausculterait en étant à New York.
A croire que je le cherche.

Mais ne vous inquiétez pas.

A la seconde même où j'entrouve les paupières et me réveille, je savoure la chance que j'ai.


Et chaque matin, qu'il pleuve ou qu'il vente, je marche le sourire aux lèvres en me disant simplement:

"J'ai 19 ans et je pars travailler sur Manhattan."

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