mercredi 21 mai 2008

"Last night" by the Strokes


Je suis amoureux de cette ville.

A notre age, on a tendance a tomber amoureux de n'importe quelle jolie fille, a n'importe quel détour de rue. On ose dire qu'on souffre, alors qu'on est simplement en train d'expérimenter de nouvelles choses. A quoi on ressemblerai dans 30 ans si c'était aussi grave que ça?

Mais c'est un amour différent pour le coup. Un amour platonique. J'aime cette ville mais elle n'en a rien a foutre de moi. Je ne suis qu'une infime poussière parmis les milliards de personnes qui voudraient la marquer. Je ne laisserai aucune trace de ces deux mois ici. Je serai arrivé et repartit sans que New York s'en rende compte.

N'y pensons pas.

Je suis allé a une soirée, prévenu au dernier moment par Jonas. Petit évenement au "Solas", Joe Hurley venait féter sa victoire. Il avait empéché la destruction d'une église irlandaise grâce a un concert de rock. Le New York Times etait là. Le New York Post aussi. Et nous on est arrivé en serrant la main a Joe, comme si tout cela était d'une banalité frappante.

On a bu un verre, il nous a raconté l'aventure en long, en large et en travers. J'était triste de me dire que notre voyage arrivait déjà a sa moitié.

Quand on est repartit, Joe nous a serré la main, nous a regardé et nous a dit dans un anglais à moitié maché "Don't break too much ladies' hearts tonight".

Tu parles. J'aimerai bien. New York est ma plus belle experience a ce jour et j'me dit qu'une fois rentré rien n'aura changé.

Alors même si je me rends compte que du haut de mes 19 ans je ne toucherai pas le Coeur de New York, je me promet d'y revenir et d'ètre en haut de l'affiche. Que ça soit dans n'importe quel domaine.


Sinatra disait dans sa déclaration d'amour a NY:
"If I can make it there, I could make it anywhere".


Je m'en irai par la petite porte.


Mais attention belle Manhattan,
dans quelques années,

c'est moi qui te marquerai.

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