Belle journée que celle d'aujourd'hui.
Un soleil éblouissant, une chaleur torride et une folle envie de travailler. Rarrissime tout d'même.
Un soleil éblouissant, une chaleur torride et une folle envie de travailler. Rarrissime tout d'même.
Mais là n'est pas le sujet de l'article. Le moment le plus croustillant intervient en fin de journée vers 18h30.
Ce qui va suivre vous donnera une idée, minute par minute, de ce qui s'est passé dans ma tête, ce mercredi 14 mai 2008.
18h30: J'allume un macbook pro pour accéder a internet et envoyer des photos de peinture a Kim.
18h32: Message envoyé, j'en profite pour aller sur mes boites de receptions. 6 nouveaux mails.
18h33: J'ouvre le premier mail.
18h34: Je relis le mail. Je sens une douleur abominable dans le ventre qui progresse. Nausée.
18h35: Kim me jette un coup d'oeil et me demande si tout va bien. J'lui réponds que oui, aucun soucis a se faire.
18h36: Kim me regarde bizarrement, j'essaye de parler mais j'y arrive pas. Un bug au niveau de la pomme d'adam. J'ai mal aux yeux.
18h37: Kim me dit qu'je peux partir, qu'elle se languit de me voir demain pour bosser. Je me lève et m'en vais en lui souriant. Toujours cette nausée.
18h39: je marche dans la rue. Je met l'ipod en marche et m'allume une cigarette. Tout les gens me regardent. Le baladeur commence a jouer Numb de Portishead.
18h40: je me fais du soucis. Je vois les gens de plus en plus flous, je ne distingue plus les traits de leurs visages. Ils me fixent tous du regard.
18h41: je comprends. Ca fait maintenant 1 minute que je pleure sans m'en rendre compte. En pleine rue. Le mail de tout a l'heure n'était qu'un message pour me dire que la personne que j'aimais ne m'aimait plus.
18h42: Je m'enerve contre moi-même. Je me trouve con a chialer sur un trottoir. Les gens me regardent toujours. Je distingue une once de pitié dans le regard d'une fille qui tient son petit ami par la main. J'ai envie de la traiter de tout les noms, de dire a son foutu copain qu'il aura beau l'aimer a la folie, ça finira mal un jour ou l'autre. J'ai envie de défouler ma colère sur quelqu'un.
18h43: J'écrase ma cigarette. Finalement c'est elle qui subira mon énervement. Je me dit que je suis a New York et que je suis en train de pleurer pour une raison qui se trouve a 6835 km de moi. Je me déteste vraiment a ce moment là.
18h44: Je continue a marcher et je me rends compte que je viens de pleurer au coeur même de Manhattan. Je rigole en pleurant. Ce qui vient de se passer est digne d'un film romantique a la noix. Mais j'était content d'avoir enfin expulsé ça.
18h45: je m'asseois dans le métro. J'éteint cet ipod a la con qui ne m'aide pas. Selon lui c'était le bon moment pour lancer "No Surprise", a croire qu'il n'a jamais vécu une rupture amoureuse.
18h46: Je me rends compte que ce n'était même pas une rupture. C'était juste un mail qui confirmait une information connue depuis 3 semaines. Mais les mots utilisés ont suffit a me couper en deux.
19h10: Je suis a Woodside. J'ai fermé les yeux dans le métro, et n'ai pas vu le temps passer. Je me suis senti bien. J'avais certainement besoin d'un passage a vide de quelques minutes pour digérer les 2 ans de relation qui venaient de disparaître. C'était fini. Je ne pleure jamais et je suis fier d'avoir craqué 3 minutes aussi loin de vous. Même Jonas n'était pas là.
19h15: Je me sens bien parce que je n'ai plus rien a attendre ni a espérer. Je suis dans la plus belle ville du monde. La France ne me manque pas. Je coupe les ponts. J'en ai marre d'être gentil et con.
19h17: Je renifle une dernière fois, me paye un café et rentre chez moi. Sur le chemin, 2 vieillards assis sur un banc. Ils rigolent entre eux, se raconte des histoires de jeunesse autour d'un cigare. L'image est magnifique. Je comprend qu'il ya plus grave qu'une deception amoureuse. J'ai des choses plus importantes a faire maintenant.
19h50: je viens de terminer cet article. Ce n'est certainement pas le meilleur, ni le mieux écrit, mais c'est celui qui m'aura fait le plus de bien.
Et dorénavant,
chaque secondes New Yorkaises seront savourées 10 fois.
chaque secondes New Yorkaises seront savourées 10 fois.
Tout simplement parce qu'une fois rentré en France,
j'aurai perdu les 2 seules choses que j'ai vraiment aimé.
j'aurai perdu les 2 seules choses que j'ai vraiment aimé.
(oh et quand j'y pense, en esperant que mon ipod lira ça: tu n'es qu'une espèce de petit baladeur arrogant a la con).
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